SEO Camp Genève – Interview d'Aurélien Berrut

 

Aurélien_Berrut

Petite interview d’Aurélien Berrut, intervenant au prochain SEO Camp Genève.

 

 

 

 

 

Quel est ton parcours et comment as-tu découvert le SEO ?

Relativement tôt et progressivement en fait. Au début des années 2000 j’étais chef de projet sur un site automobile, et nous cherchions par tous les moyens à le monétiser. Avec l’apparition des différentes régies publicitaires, d’affiliation, puis Adsense en 2003, l’optimisation du référencement devenait une nécessité. J’ai également très vite compris qu’en réalisant des sites nichés (notamment dans le domaine des assurances) les revenus étaient décuplés. Je m’étais lancé sans trop le savoir dans la production de MFA.

Je ne travaillais quasiment plus, les revenus générés par mes MFA m’assuraient un niveau de vie très confortable. A l’époque, j’étais de ceux qui pensaient qu’un bon SEO n’avait pas à vivre du consulting mais de ses propres sites… Mais ça c’était avant, jusqu’en 2011 où Google a intensifié sa politique anti-spam avec l’introduction du filtre panda, puis pingouin en 2012. La reconversion en consultant SEO était une suite logique.

 

Tu es consultant SEO, ça consiste en quoi au quotidien ?
Pour un freelance, essentiellement à de l’analyse (audit) et du conseil. Je trouve périlleux de proposer un service « 360° » aux clients quand on est tout seul. Mon activité de consultant me demande déjà énormément de travail, qu’il m’est quasiment impossible de monter en compétence sur d’autres branches du webmarketing (SEA, ergonomie etc).
Mais en tant qu’indépendant, il est illusoire de consacrer 100% de son temps à ses clients : le travail de curation et de veille est très important, et il faut aussi entretenir sa visibilité (la moindre des choses pour un SEO) au travers des réseaux sociaux, les blogs, les events comme le SEOcamp… sans oublier tout ce qui est R&D. Pour moi, le job de consultant SEO n’est rémunérateur qu’à mi-temps.

 

On entend souvent le SEO est mort ou inutile en 2015. Ton avis ?
Je te le confirme, on l’entend souvent, et même trop ! Sous l’angle du troll, 1er ou 2nd degré, le sujet me gonfle. C’est un marronnier qui revient sans cesse depuis 2012 avec l’arrivée de pingouin. Tout le monde est d’accord pour dire que le SEO a juste évolué, qu’il ne faut plus tout miser dessus, qu’il est complémentaire du SEA etc. S’il y a des victimes, c’est plutôt du côté des référenceurs du dimanche qu’il faut regarder, d’ailleurs je ne sais pas si je devrais m’en réjouir ou pas, mais ce sont souvent eux qui viennent vers moi pour redresser leur business…

 

Selon toi, sur quoi il va falloir porter une grande attention ces 12 prochains mois au niveau SEO ?
Rien de bien nouveau 😉 C’est toujours le respect des fondamentaux qui dominera si l’on souhaite une visibilité pérenne. Le gros changement (et pas que pour les 12 prochains mois) c’est le glissement du SEO du prestataire vers l’éditeur : ces derniers doivent de plus en plus faire attention à ce qu’ils font, et ne plus se reposer intégralement sur leur agence ou leur prestataire SEO. En 2015, nous sommes toujours dans ce gros virage que beaucoup peinent à négocier.

 

De quoi vas-tu nous parler lors de ton intervention au SEOCamp Genève ?
Ça risque de partir dans tous les sens ! Le sujet ira bien au-delà du filtre Google panda. Il sera question d’analyse « on site » principalement, et surtout de méthodologie. Les SEO comme les éditeurs y trouveront leur compte. J’aborderai la nécessité du recoupement des outils et des données pour évaluer avec la plus grande précision la performance SEO d’un site.
L’accent sera mis sur les moyens de recréer la structure d’un site (séparation des thématiques, des différentes typologies de pages, etc) et d’en mesurer leur performance. Tout cela couplé avec la détection des pages actives et inactives (celles ne recevant pas de trafic organique), d’outils (crawlers, Google analytics, scrapers etc) et bien entendu Excel pour agréger et analyser tout ça.

 

Comment suivre ton actualité et entrer en contact avec toi ?
Mon site Htitipi.com est certainement ma meilleure carte de visite. Je suis également actif au travers de mon compte Twitter @htitipidotcom