SEO Camp Genève – Interview de Kévin Richard

Kévin

 

 

Petite interview de Kévin Richard, intervenant au prochain SEO Camp de Genève.

 

 

Quel est ton parcours et pourquoi tu t’es dirigé dans une carrière dans le SEO ?

Je suis Kévin Richard, 29 ans, consultant SEO et savoyard.

Je suis tombé “accidentellement” dans le SEO : j’étais dans une entreprise pour une autre mission et j’ai migré le site (en flash) de l’entreprise pour en faire un site respectant les standards HTML. J’ai créé quelques liens depuis des annuaires, sans vraiment trop y croire, mais très vite le site a commencé à générer ses premiers prospects.

Lorsque les premiers clients ont été signés, et que les liens annuaires ont commencé à se traduire en centaines de milliers d’euros (c’était une entreprise de construction de maisons), toute l’équipe a compris qu’il fallait se lancer à fond dedans pendant qu’on était encore les premiers/les seuls. C’est là que les nuits blanches de formation ont commencé.

 

Tu es particulièrement connu dans la communauté SEO pour tes prestations et tes formations Black hat (www.seohighlevel.com). Tu as lancé fin 2014 une outil SEO en ligne (www.seobserver.com). Un changement d’orientation ou une évolution ?

SEO High Level n’est pas une formation black hat ! Ce n’est pas non plus une formation de “bidouilleurs”, on parle de la technique jusqu’à la monétisation. C’est une formation qui présente les techniques qui marchent et pendant combien de temps elles marchent. On étudie donc à la fois des méthodes très très pérennes et à risque zéro, qui se rapprochent du SEO approuvé par Matt Cutts, et on prend également des exemples où on doit se positionner rapidement dans des secteurs concurrentiels, donc des techniques plus difficilement avouables. L’idée est vraiment de s’adapter à la réalité du SEO. Avec cette approche, pragmatique et basée sur des cas concrets et mesurables, certains de nos étudiants ont créé des véritables empires sur le web et on fait la nique à de très gros acteurs sur des requêtes extrêmement concurrentielles.

SEObserver est exactement dans cet esprit et il est né à l’issue d’une nuit blanche pendant le SEO High Level : l’idée c’est de fournir toutes les données possibles aux consultants pour vraiment comprendre ce qui marche, en se basant encore et toujours sur des données et des exemples concrets, et pas du “on m’a dit une fois à une conf”. D’ailleurs grâce à SEObserver, j’ai été amené à remettre en question certaines de mes habitudes et modifier des techniques que j’utilise pour les utiliser davantage certaines plutôt que d’autres, après avoir vu qu’elles marchaient chez les autres.

Ce n’est donc pas un changement d’orientation : c’est créer et utiliser un marteau piqueur là où les autres grattent les SERPs à la petite cuillère. C’est mettre à disposition un drone predator pour créer une surveillance globale des sites sur Google là où les autres utilisent une loupe pour se regarder le nombril. Et vu que l’infrastructure est particulièrement lourde, j’ai eu l’idée d’ouvrir cet outil, à la base privé, au public.

 

On entend souvent que le SEO est mort ou inutile en 2015. Ton avis ?

Si le SEO est mort, que le reach facebook est mort et qu’obtenir du traffic grâce à AdWords est mort également car trop cher, tout est mort finalement ? Il reste quoi, la pub tv ? 🙂

Ceux qui pensent que le SEO est mort n’ont jamais goûté aux joies de gagner de l’argent avec leurs sites. Ou alors ils y ont goûté à l’époque où c’était facile et gratuit, alors qu’aujourd’hui c’est difficile et parfois coûteux. Mais finalement moins on est de fous, plus il y a de riz.

Non le SEO n’est pas mort. Oui, le SEO est plus dur, mais il rapporte toujours beaucoup d’argent quand on est propriétaire de site et qu’on a un vrai produit à vendre, quand on est pile à la croisée entre l’offre et la demande. Des mises à jour extrêmement brutales comme Penguin ont été un véritable cauchemar pour beaucoup de webmasters qui ont raccroché suite à cela, dégoûtés et lessivés. Mais ça a été une véritable bénédiction pour les autres, qui ont réussi à se remettre en question, changer leurs méthodes, et s’adapter à la nouvelle donne. Ce qu’il faut c’est faire de la veille, suivre les SERPs, regarder ce qui marche, apprendre à changer et s’adapter continuellement.

Dans le SEO, celui qui gagne ce n’est pas Einstein, c’est Darwin.

 

Selon toi, sur quoi il va falloir porter une grande attention ces 12 prochains mois au niveau SEO ?

Il s’agit d’une période de turbulence où des sites utilisant des méthodes très agressives remontent temporairement (plusieurs mois). Il va donc absolument falloir suivre ce qui fonctionne ou pas, loin des discours théoriques de ceux qui se contentent de répêter bêtement ce que dit Matt Cutts depuis des années. C’est mon discours depuis des années : il faut s’adapter, et toujours se remettre en question, et constater dans les faits ce qui marche. Notre profession concentre la plus haute proportion de charlatans au mètre carré, juste après les politiques et les voyants (selon une étude américaine).

 

De quoi vas-tu nous parler lors de ton intervention au SEOCamp Genève ?

Je vais essentiellement parler de comment suivre la stratégie SEO des concurrents pour prendre leurs meilleures idées. On va aborder plusieurs points : qui sont les concurrents à suivre ? Comment vérifier que leurs techniques sont durables ? Quels sont leurs meilleurs backlinks ? Quels sont leurs contenus qui buzzent le plus et ceux qui leur ramènent le plus de traffic sur Google ? Comment copier leurs meilleures techniques ?

 

Comment suivre ton actualité et entrer en contact avec toi ?

Sur @512banque, @SEObserver_fr ou www.seobserver.com

Pour de la prestation : www.cultivaref.fr

 

3 réactions sur “SEO Camp Genève – Interview de Kévin Richard”

  • agence référencement à geneve

    Effectivement, j’ai un collègue qui a eu l’occasion d’assister au salon SEO camp Genève, et il nous a informé des nouveautés référencement web! Ces spécialistes ont vraiment de l’expertise et de la créativité dans ce domaine d’activité!

  • Samuel Hounkpe

    Le SEO est mort, ça me fait penser au dernier article d’Oliver Andrieu d’abondance.com qui prédit que le Knowledge Graph va phagocyter les SERPs. La mort du SEO en somme, quelle blague, Google reste avant tout et malgré tout un moteur de recherche, ils ne pourront jamais renvoyer des résultats statiques (Knowledge Graph) pour toutes les requêtes, c’est une utopie de pseudo-gourou du SEO français.

  • DeepSEO

    Le SEO n’est pas encore mort, pour s’en rendre compte il suffit de suivre des confs au SEO Camp ou à l’excellent Seo Hight Level. Comme l’explique Kevin, la veille et la remise en question sont les véritables pierres angulaires de ce métier en perpétuelle mutation et changement.

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